vendredi, septembre 30

À vol d'oiseau



Pas encore fichue aujourd'hui de retrouver sans hésiter le chemin pour aller de l'école à la maison, (cela doit représenter 5 km environ) d'autant plus que notre chauffeur, Irshad, prend maintenant des chemins différents selon l'heure à laquelle il nous transbahute….ça me rend dingue !
Je lui explique que je rêve d'enfourcher une vieille Royal Enfield (moto de fabrication Indienne au look rétro et au pétaradage comme aucun autre) et faire mes expériences de trajets moi-même pour mieux me rendre compte des directions à prendre. Il se met à rire …au moment même où je lui demande combien de temps il nous faudra pour rentrer à l'appartement en partant du Poenix mall où je suis allée faire quelques courses, il pointe son doigt vers le ciel ...et qu'est ce que je découvre : notre immeuble du haut des ses 48 étages ! Il revient sur notre discussion et me dit qu'il vaut mieux savoir voler dans cette ville…il sait de quoi il parle....je lui réponds que je ne suis pas un oiseau.









jeudi, septembre 22

Une école pas comme les autres


Effectif par classe : 10 élèves GRAND MAXIMUM.
Des profs qui n'ont pas le profile typique de ceux que j'ai pu croiser auparavant : modestes, ni hautains ni prétentieux, qui s'adaptent, qui sont à l'écoute des élèves, qui sont ouverts, qui s'entraident et ne se tirent pas dans les pattes, qui communiquent par mail très facilement pour que chacun puisse être au courrant, qui ont de l'humour même avec les élèves, …qui sont joyeux d'être là et pas fatigués par leur statut de prof. 

Des profs qui ont fait  ou qui font en même temps d'autres choses, qui exercent d'autres métiers….et du coup qui n'ont pas forcément THEbformation de prof : une vraie ouverture aussi pour les enfants. Capécien ou agrégé, on s'en tamponne !
Une vraie passion  qui les habite à aider les enfants dans leur progression et leur faire partager ce qu'ils savent, toujours dans la joie et la bonne humeur. 

Pas de guéguerre entre les élèves ils  se moquent bien de savoir si ils sont en seconde ou en terminale pour vraiment bien s'entendre. Une salle avec canapés appelée foyer pour y passer les récréés à jouer aux cartes, écouter la musique et discuter. Les liens se tissent autrement…pas de concurrence entre eux si ce n'est une vraie envie de réussir. Un super bon niveau…ambiance détendue et travailleuse. Point besoin de flIquer. Auto discipline assurée. Un rythme de boulot cool et pourtant qui va deux fois plus vite, et super efficace. …ça peut paraître contradictoire, et bien non ! 

Pas de cantine mais une Philoména ou une Rita qui font réchauffer les plats de chaque élève dans une petite cuisine après être allées cherché les lunchs boxes dans les frigos. déjeuner sur la terrasse ou dans la cours…comme les enfants ont envie. Pas de place atitrée. chacun va où bon lui semble. Un petit thé servi dans votre salle quand vous arrivez pour donner un cours.

Un principal qui n'est surtout pas là pour faire de l'autoritarisme…qui connait bien le pays où nous vivons et qui aide chacun à trouver un réconfort dans cette jolie structure à caractère familial. C'est tellement important. Mise en confiance immédiate. Cours d'anglais renforcé pour tous les non bilingues afin d'essayer de maitriser au plus vite la langue du pays.


ah…écoles de là bas, prenez en de la graine ! 
Moi qui avais du mal à dire ou même réaliser que je pouvais être prof, ici cela me correspond déjà plus.

























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mercredi, septembre 21

Eureka

Internet ok à l'appartement ... Yes ! 

Le jeu est maintenant de percher le boîtier dans la grille de la clim pour dépasser les deux barres dans les chambres des bambinos. 

Bravo Séraphin  pour la trouvaille !
 

dimanche, septembre 18

Du vent dans les voiles

Matin éteind où le ciel se confond avec la mer. Camaïeu de gris sans ligne d'horizon aucune. L'ambiance est assez étrange, blanchie par le mystère du climat d'ici.
Les très hauts buildings comme le nôtre se retrouvent la tête dans les nuages. Pensions que la mousson était presque terminée mais non. On m'avait dit lors de notre visite d'appartement que si on ouvrait les baies vitrées placées en vis  à vis dans notre pièce de séjour, les nuages pouvaient traverser la pièce; il pouvait de ce fait pleuvoir à l'intérieur. Cette histoire m'avait intriguée...

Et puis soudain,  un long et fort sifflement ininterrompu se fit entendre dans tout l'appartement. Cela peut paraitre étrange mais il nous faut aussi décoder dans notre nouvelle vie la signification de certains bruits jusqu'alors jamais entendus.  Nous nous mîmes à chercher d'où cela pouvait bien provenir , avant de réaliser que le vent s'était levé et s'engouffrait partout entre les immeubles provoquant des courrants d'air énormes. Monsieur F. comprenant le phénomène tenta d'ouvrir une fenêtre.
Chaque ouverture de porte ou de fenêtre demandait un effort bien plus important...
Il fallait lutter contre ces appels d'air même à l'intérieur. 
La pression engouffrée dans l'appartement, du fait de l'ouverture d'une fenêtre finit par s'en aller ...
Puis le calme revint...



3ème semaine et premiers décodages


- prendre les petits taxis noirs plutôt que les bleus :  ils sont plus sympas déjà, essayent de moins nous arnaquer et moins chers car pas de clim. Toujours demander le "meter" avant de partir.
Uber marche aussi très bien, moins cher encore mais il faut les attendre svt plus longtemps qu'un tacot que l'on choppe au vol... Y'en a pratiquement partout et tout le temps. L'avantage c'est qu'ils fonctionnent avec une appli style plan qui leur indique ou aller exactement et vous n'avez pas besoin de leur expliquer le chemin. Pratique quand vous ne parlez pas hindi et qu'il ne parle pas anglais !

- le petit rond vert dans le carré de la même couleur sur la nourriture : veg/végétarien

- à l'appart dès que nous faisons entrer qq'un pour une livraison ou autre : appeler le helpdesk pour signaler sa venue sinon interdiction de rentrer. Notre immeuble est sous surveillance constante, les ascenseurs sont codés. Devons apposer notre pouce ou index pour qu'il veuille bien nous monter dans les étages…mais il y a  de ttes façon toujours un monsieur présent pour le faire à votre place : c'est un métier, un moyen de gagner un salaire.

- l'eau : un sacré problème, j'en reparlerai plus tard…mais surtout ne jamais la boire sortant du robinet. Et pour se laver les dents, vous feriez comment ?

- sucre de canne  et non de betterave comme chez nous. Du coup, pas l'même goût !

- enlever ses chaussures sur le palier dès que nous entrons chez quelqu'un ou dès que qqu'un entre chez vous. Même parfois dans un magasin...les trottoirs et rues sont parfois si sales..un moyen de se préserver de la saleté. Je ne vous dis pas quand ils vous livrent un frigidaire ou une machine à laver le linge ou vos malles..j'ai tjrs peur qu'il y ait un orteille écrabouillé en dessous ...Mais non ! Les chaussures sue portent les indiens sont toutes de piètre qualité car sûrement bcp abîmées poyr les linfues période de pluie et beaucoup marchent pieds nus et partout. Les chauffeurs de rickshaw par exemple conduisent quasi tous pieds nus.

- se mettre bien dans le crâne qu'un problème n'est jamais résolu simplement et que 14000 personnes vont défiler avant de trouver une issue…ça peut prendre du temps…le point le plus épineux de la liste !... Et puis un jour, ça se débloque sans que jamais vous ne savez pourquoi.

-  ne pas donner aux chauffeurs ni à qui que ce soit d'autre trop d'infos en même temps, mais gérer les choses au fur et à mesure. "Anticipation" ne doit pas exister en hindi !

- esprit d'initiative : no comment.. Idem note ci dessus ... Question de caste ? De statut ? Avons l'impression que tt un chacun a un petit rôle à tenir dans cette immense groupuscule dont jamais il ne doit sortir... É c r a s e m e n t de la personne. On se demande parfois si ailleurs qu'en Inde ils se comporteraient de la même façon. 

- se dire que si on vous donne une heure pour un RDV, elle ne sera que très rarement respectée, il va vous falloir attendre des heures voir des jours entiers. On m'a conseillé de toujours prendre le num de tèl de la petsonne en charge de sa mission et de ne p'us ka lâcher tant qu'elle n'est pas accomplie.
Pratique qd on ne parle pas hindi, non ?

- comprendre le basculement de la tête comme un "ok" et non comme un "non" que l'on aurait tendance à interpréter à l'européenne.

- qd ils disent tika tika, c'est chose conclue, tt est ok ! Ouf !

- en matière de code de la route, pas de priorité; le plus gros passe avant les autres…je ne vous dis pas le statut de piéton...

- question wc ... Pas de balai tjrs dégueu au pied des toilettes mais tout simplement une petite douchette pour tout nettoyer sans laisser de trace . Adoptée !

- prises électriques :  il y a tjrs un boutons supplémentaire sur la prise elle même pour couper le jus quand on ne s'en sert pas. Grâce à lui on n'a pas eu d'eau chaude pendant 3 jours ! Fallait le savoir ...et comme on ne bous explique rien. 
Les prises sont aussi dotées d'une autre sécurité  à débloquer en mettant un crayon dans un interstice afin d'adapter votre modèle au leur : vous y aurez pensé ?!!!!!!








Laisser passer

Nous avions deux semaines ni plus ni moins ( sous peine de sanction) pour nous faire enregistrer au FFRO afin de valider notre entrée sur le sol indien. Monter tout un dossier similaire à celui de la demande de visa : un vrai casse tête comprenant entre autres coordonnées proprio appart photo adresse statut contrat de loc nos boites respectives nos contrats aussi visas nos num de passeports nos caractères physiques, religion, nos diplômes, fiches de paye, j'en oublie c'est certain ... Une demie ramette au moins en épaisseur ! Frédéric était aidé par sa boîte pour composer celui des enfants et le sien. Je devais me charger du mien et heureusement que Sakina de l'école où je travaille a bien voulu consacrer  sa matinée à m'aider ; sans elle je ne sais absolument pas comment j'aurai pu faire. Bref ! Inscription préalables où tt dout être scanné et envoyé par mail pour obtenir un rdv où l'on doit montrer l'original de chaque pièces importantes.
Qui dit deux faiseurs de dossiers différents dit deux rdv s'en suivant ! Un véritable parcours du combattant seule dans une vieille administration lente viscieuse pointilleuse et sinueuse. Le hasard fait que je tombe sur un jeune agent à priori pas très expérimenté qui s'applique pour tout faire bien comme il faut mais parfaitement courtois. Une matinée d'attente à vérifier chaque papier, tamponner informatiser par lui, parapher pour moi...idem pour Frédéric la veille. Avec tjrs ce doute de savoir si on va en gros être accepté ou non... Devoir revenir car il manque la pièce qui nous aurait échapée ...parceque sur le nombre, on ne sait jamiais. Légallité ou illégalité : confortable, non ?
Des files de personnes seules accompagnées souvent de leur famille, de ttes nationalités, attendant sur de vieilles banquettes en skaï défoncées l'affichage de leur numéro de passage. 

Soulagement enfin (je vous épargne les trois heures d'attente) : FRRO en poche. Pouvons maintenant ouvrir un compte en banque, avoir une carte pour acheter nos meubles, m'inscrire à la sécu, ... Cela devrait ... J'écris bien "devrait" être un tout petit peu plus simple maintenant. 













 

vendredi, septembre 16

Mondanités/2


Notre brockeur (alias agent immobilier) a du pain sur la planche quand à notre dossier. C'est elle qui est chargée de suivre tte notre installation (achat électro ménager, et son installation sur place, ligne internet et idem, suivi appartement, accès aux différentes activités proposées dans l'immeuble…) tt est tjrs une question d'autorisation, de paperasserie et de délais longs, longs longs…et du coup de patience, patience, patience.  Elle nous annonce qu'elle part une semaine en vacances…cela tombe bien, vous ne trouvez pas ?! Notre appart est encore quasi vide. 
Alors pour se faire pardonner, elle me présente une de ses bonnes amies Indienne qui habite dans le même ensemble d'immeubles que le nôtre : Dolly.

Ah ! sacrée Dolly ! Elle veut me faire rencontrer ttes ses copines et illico m'inscrit dans son groupe whatsapp sans que j'ai le temps de dire ouf…s'en suit illico une avalanche de messages dont je n'ai que faire envahissant ma boîte. Charmante, elle nous propose de nous accompagner pour valider notre accès appartement que nous n'avons tirs pas, pour cause de paperasseries manquantes. Avec elle, avons la douce impression que tout avance. Nous nous faisons photographier tous les cinq dans le bureau de la sécurité au soussol de l'immeuble où nous nous appercevons que toutes nos allées venues sont filmées… le but de notre première entrevue étant d'obtenir enfin notre code d'accès à l'immeuble car nous sommes dans l'illégalité et on nous l'a bien fait sentir…Avec son bagout, nous avons la ferme impression qu'elle arrivera à tout ! C'est ce qu'il se passe, le soir même nous obtenons nos badges. Elle nous propose ensuite de nous offrir un thé chez elle. Un grand moment ! Séraphin explique qu'il doit rentrer à l'appartement mais elle le rattrape par la main et l'oblige à venir avec nous. Gêné, il suit le mouvement.
Elle habite dans le même modèle d'appartement que le nôtre un peu plus grand encore, avec en option, ascenseur privé donnant directement chez elle. Home cinema installé sur le palier commun, elle nous montre fièrement la terrasse de sa voisine…et devinez quoi ? il y a une piscine dessus !  Son mari et ses fils sont là. Elle fait les présentations. Elle nous fait visiter fièrement son appartement de fond en comble. puis nous propose un thé chaï traditionnel qui d'aspect, ressemble plus à un café. Il est épicé car parfumé au gingembre, servi par un jeune homme de la maison. Elle m'explique qu'elle a 4 personnes à son service.  Nous discutons de choses et d'autres. Elle est charmante, a la pêche et désire absolument nous intégrer dans toutes ses petites fêtes dont elle raffole, toutes déguisées sur thèmes variés…photos à l'appui. 
Une maid ( femme de ménage ) arrive pour lui demander qqchose, elle la renvoie ballader en lui demandant de frapper contre le mur avant de la déranger…les trois coups retentissent et la jeune maid réapparait l'oeil noir et sévère drapée dans un sahri vert et doré rutilant qui lui va parfaitement bien. Doly doit l'habiller je pense. Elle me propose ses services, veut qu'elle vienne nettoyer l'appartement tous les soirs…je lui réponds que je dois prendre mes marques avant de décider quoi que ce soit….j'ai comme l'impression d'être un peu acculée, je n'aime pas cela…je lui explique que je suis quelqu'un de très indépendante même si curieuse. Son mari qui a plus de retenue lui explique qu'il vaut mieux attendre.
Elle m'explique ensuite qu'elle n'a pas de soucis à se faire, elle n'a plus qu'à s'occuper d'elle et que je devrais en faire autant. Faire mes courses par internet et me les faire livrer, ne plus faire la cuisine c'est le boulot des maids, passer mes soirées à danser, profiter de la vie, prendre des hommes de maison pour garder l'appart et les enfants surtout lorsque je parts en voyage. 
 Elle propose à Fred que nous venions chez elle pour des séances de massage à domicile…moi je lui explique que ça me chatouille plutôt que me détend, Fred garde ses distances…Goûtons tout un tas de petits gâteaux traditionnels….je ne coupe pas au fameux gâteau de Ganesh.  C'est en ce moment la festival dédié à ce Dieu Indien. Je lui explique ensuite que je fais mon pain et aimerais trouver de le levure…à peine prononcé le mot sorti de mon reverso, elle me dit sèchement que ça n'est pas bon pour notre santé ! Tt cela en anglais bien sûr. Les enfants ne sont pas très à l'aise, comprennent des bribes de conversation. Elle essaye d'embarquer Pétronille dans un groupe de danse indienne de l'immeuble avec ses amies d'amies et insiste pour que Séraphin se mette dans l'équipe de foot de son fils.  Je lui répond qu'il est p'utôt tennis. Elle nous donne ensuite à chacun une petite cuillère de graines d'anis destiné à mieux digérer.
Il nous faut repartir, le plombier nous attend. 

Impression un peu amère en rentrant et en en discutant pendant notre petit pic nique familial. Je me dis que ça n'est pas parce que nous sommes dans un autre pays que le nôtre que nous allons nous mettre à adopter toutes leurs manière de vivre...liberté chérie quand tu nous tiens ...



Mondanités /1


Ce qui me connaissent bien vont rire à la lecture de ce titre…cela ne me ressemble déjà pas !

Première réception ici chez un couple d'expatriés français vendredi dernier. 
Décidons de laisser les enfants à l'appart selon leur désir, même si vide …et heureusement pour eux !
Arrivons dans un petit immeuble bas (maxi 6 étages) dans quartier bobo de la ville. Montrons pattes blanches devant la grille qui s'ouvre à nous.Une quinzaine de paires de chaussures d'adultes nous attendent sur le palier en guise de bienvenue.  Nous nous disons qu'ils ont déjà adopté les codes locaux ! Décoration "à la française" même si tout acheté ici sur place,  excepté une console ramenée du radjasthan plutôt très large.  Je demande au propriétaire comment il va la ramener en france, il me répond qu'il vise le château…
Soirée à se demander depuis combien de temps chacun est arrivé, que cherche-t-il pour se loger ? de quoi a-t-il besoin en première nécessité ? Nous battons le record de nos quelques jours passés à l'hôtel…certains y restent des mois entiers avant d'emménager…il nous prennent tous un peu pour des fous lorsque nous disons que nous n'avons que des matelas au sol  et rien d'autre, pas même un frigidaire.
 Échange de numéros de téléphone et d'adresses locales - je croise plusieurs parents d'élèves français que j'avais rencontrés lors de ma réunion parents profs l'avant veille….avons l'impression que le monde est petit….peut être trop ! Pas beaucoup d'exotisme, cependant ambiance chaleureuse. La maid (alias femme de ménage) est une femme d'un certain âge, très occupée à faire les choses bien, habillée à l'indienne traditionnelle, certainement pas "récupérée" dans les bidons ville comme beaucoup d'autres ici. Elle a préparé le dîner et reste dans la cuisine pour continuer à gérer le bon déroulé du repas. Notre hôte m'explique qu'elle lui a appris à cuisiner français mais que ça n'a jamais le même goût  que la recette d'épinards à la crème de sa propre mère…le diner est servi sous forme de buffet, je goûte des samossas parfaitement réussis en pensant à ceux de Rhadija servis dans notre riad de Marakech. Je complimente…et oublie de manger autre chose,  trop affairée à observer et écouter. 

Je me demande en sortant comment ce couple a réussi à mettre en contact tout ce petit monde…uniquement des expats. 
Le lendemain, je remercie et reçois presque en retour un message pour savoir si je veux bien animer les messes en français locales…je refuse, j'en ai trop soupé ! 
Je teste après nos échanges quelques adresses chinées de ci de là…certaines très pratiques, d'autres très cuculs … dans une, je retrouve une expat croisée à cette soirée; incroyable !  une blanche déjà, française de surcroit , et "connue", dans cette ville immense…je trouve cela plutôt drôle. elle semble complètement azimuté, perdue, lasse...aucune expression de sympathie n'en ressort. 
Je reparts en me disant que je n'aurais jamais rien acheté dans le magasin où elle composait sa cuisine !




Prime rideaux


Chercher ces fameux tissus en coton imprimés au bloc et tomber sur des trésors.
Choisir un coloris par pièce au goût de chacun et rêver de mettre ma machine à coudre en marche….il suffirait simplement que nos malles veuillent bien ne pas prendre trop de temps pour rejoindre l'appartement maintenant. Elle et mon Kitchen Aid, je ne pouvais partir sans mes deux indispensables ! 

Les imprimés multiples et d'une richesse incroyable peuvent se marier à merveille si on reste dans les même tonalités. Je trouve cependant ici les mariages de tissus pas toujours très heureux…mais peu importe ! 
Choisirons de nous meubler en bois avec des choses simples, basiques, neutres sobres et pas trop lourdes pour pouvoir tt redéménager vers la France à notre retour des Indes….facile à dire, …reste à trouver ! Nous chinerons ensuite qq objets venus d'ici...pour ne pas oublier que nous sommes dans un pays où l'artisanat est parfois sublime.
 Lorsque nous circulons, je croise des quartiers de vanniers, de menuisiers, de marbriers…mais pas fastoches encore de demander aux chauffeurs de taxi et encore moins de rickshaw qui parlent les trois quarts du temps hindi, de nous donner le nom du quartier et même de la rue pour pouvoir y retourner. Et jamais le temps ici d'improviser qqchose pour l'instant. Il faut absolument que j'apprenne à me repérer dans cette immensité. Ne serait ce que d'aller déjà de l'appart à l'école, je ne suis pas certaine d'y arriver. C'est là que je rêve de circuler à moto, le nez au vent, avec leur magnifique Royal Enfield... Superbe moto au look vintage et pétaradage bien plus sympathique que celui des Harley Davidson de chez nous.

 Pour l'instant, je trouve la vie ici assez chère car nous ne sommes pas encore rentrés dans les véritables adresses locales…vivons trop à l'occidentale; ce sont nos premiers repères qui rassurent aussi les enfants…cela va évoluer je pense avec le temps. Restons prudents en découvrant, cela va s'assouplir !

Premier achat local pour la maison donc : ces fameux tissus…je suis tellement contente ! j'ai trouvé un nid !…

Olivia, Karine, Maman, dame galette, dame Marie qui respire, dame Clo, Marion aussi sûrement…vous aimeriez tellement !





















jeudi, septembre 15

P o u f

Je cherche sur reverso comment dire "pouf" en anglais et tombe sur la traduction de" j'ai vu machinbidule avec sa pouf" ... 
Cela m'amuse et je me dis qu'il va vraiment falloir que je progresse rapidement en anglais...tout est déjà compliqué, la barrière de la langue en plus ... Mazette ! 
pourquoi ne pas apprendre plutôt le hindi ? Pas mal d'indiens ne parlent pas anglais comme beaucoup de chauffeurs de taxi par exemple...

5 cartons restés dans l'appartement nous servaient de fauteuils depuis notre arrivée.  Ils venaient d'être évacués, je me devais de trouver siège à nos arrières train. Direction Inorbit mall 1h30 de trajet pour retrouver les dits poufs que j'avais repérés sans pouvoir les acheter, en priant pour qu'ils soient encore là. Yes ! à travers tout le magasin, à épaule de porteurs réjouis et souriants, repartons avec nos trouvailles fiers comme des bartabas. 
Ici hors de question que nous portions quelquechose où que nous remplissions un sac à la caisse d'un magasin avec des objets que nous venons d'acheter.  Il y a des petites mains partout. 
2 heures pour rentrer dans les embouteillages. 
Ouf les poufs ! 

De retourà l'appartement, petite dinette sur pouf sans table ... Notre quotidien s'améliore. 

Acheter petit à petit quand nous trouvons chaussures à nos pieds et ne pas acheter pour acheter...nos prospés meubles continuent ...il va falloir animer les grandes surfaces remplies de vide et d'échoooooooo d'ici. 
Les tapis de corde trouvés pour débuter font tout petit ici...je réalise bêtement que je suis restée sur les proportions françaises de notre logis. Tant pis, ils acceuilleront nos babouches marocaines en pleine harmonie quand même !











Système D

18h pouvons envisager avoir qq chose de nouveau ce soir...
Et le ballet commence ...
4 passages
8 allers retours
8 personnes dont 2 chefs ...
... Pour avoir le gaz ! 
Yes !
 20h !

On va pouvoir commencer à envisager des repas de légumes, et se faire cuire un oeuf !..
 
En attendant je lave, le stock de propre est épuisé. Pas de tancarville et encore moins de machine à laver, ni sécheuse. Tout vient à qui sait attendre !



mardi, septembre 13

Jour de lessive

Pour les indiens mais pas encore pour nous !

Forcément depuis notre arrivée  le linge sale s'accumule dans chacune des chambres. D'autant plus que nous vivons ici dans ce climat chaud et humide. Pardon de conter mes histoires de "bonne femme" mais à l'heure qu'il est tout est important pour nous dans cette installation. Promis j'irai dans le "moins matériel" un peu plus tard ...enfin je l'espère ! 
On nous promet l'arrivée des machines ce vendredi. Eurékà ! Enfin ! Chouette alors ! Puis on nous annonce ds la conversation, entre deux, qu'il faudra attendre 3 jours de plus pour que le type qui les installe veuille bien passer. Avec bien entendu interdiction de s'en servir avant, sinon pas de garantie assurée.

Une règle d'or dans ce pays : garder son calme. Chaque petite tâche est gérée par une personne différente. Cela fait du travail presque pour chacun en Inde. On l'observe presque partout. La main d'oeuvre ne coûte rien. Il y a des employés partout et en quantité incroyable : dans les ascenceurs pour appuyer sur les boutons et vous bloquer la fermeture tant sue vius n'êtes pas dedans de jour comme de nuir, dans les magasins pour vous porter votre gros paquet jusqu'à la porte, ou pour vous demander toutes les deux minutes si on peut vous renseigner sur tel et tel objet. Pas un court moment de solitude ou d'hésitation vous est offert ... À l'hôtel on sonne à la porte " vous n'avez besoin de rien " ? Au restaurant : " êtes vous satisfait du repas" ? Pas une porte ouverte sans quelqu'un pour le faire à votre place. Dès qu'un service doit être rendu rarement une personne n'arrive seule. Tout est très hiérarchisé et dans tous les milieux et il faut tjrs une autorisation du supérieur et ça peut prendre du temps.

Apprenons que nos malles ont touché le sol indien ... Chouette et rechouette ! Comment va se passer la livraison ? Quel laps de temps va t il nous  être accordé ? Suite au prochain épisode...la vraie bonne nouvelle sera quand Séraphin pourra enfin retrouver ses legos.

En attendant les cinq restent très soudés et abordent les accumulations de petits soucis quotidiens certes lourds à gérer avec le minimum ou le maximum de sérénité... Je ne sais plus ! 
Apprenons au jour le jour que c'est le fonctionnement du pays dans lequel nous avons choisi de vivre; même si bien entendu nous avions eu quelques vagues impressions de ce chaos lors de notre premier court séjour de prospection. Commençons petit à petit à prendre nos marques...essayer d'anticiper quand on le peut est une autre règle d'or pour s'en sortir ... Peut être faudra t il en dresser la liste  car d'autres nous attendent, c'est certain !

















du travail presque pour chacun en Inde. 

dimanche, septembre 11

Degrés C

Ici d'ailleurs on calcule en farenheit !

Une journée de samedi pour laquelle,  en se levant, on se dit qu'il y a tout un tas de choses à faire et que l'on va pouvoir avancer....
Pour commencer, la voiture de notre chauffeur avait été entreposée dans un garage et le temps que nous arriivions, les bestioles (alias surement rats) avaient grignotté des cables. Voiture réparée au bout d'une semaine, je vous épargne les bidouilles infernales pour récupérer une aurte voiture de remplacement...bref  rdv 10-30 à l'appart pour pouvoir la récupérer. Finalement, livraison de la dite voiture vers 15h...4h d'attente ds appart vide et de perdues sur le planning. 

Avions pris l'option de faire fabriquer nos lits... La livraison du premier en guise de test devait déjà être faite depuis 2 jours. L'arrivage que nous avions annulé en pensant que nous ne serions plus là arrive quand même...véritable catastrophe : travail de cochon. Furieux nous renvoyons le type avec son matelas direct en lui expliquant que nous ne voulons plus le voir. 
17 heures au cadran...journée presque foutue avec rien en plus pour avancer.
Déj improvisé sans gaz ni frigo ni rien en électroménager ni vaisselle. Descendons au soussol de l'immeuble acheter nouilles chinoises ds superette à manger ds cul de bouteilles en plastique vides découpés en guise de bol. Merci monsieur O. , prédécesseur de Monsieur F pour nous avoir légué votre bouilloire... Un peu de chaleur dans notre coeur. 

Décidons de lever le camp... Et trouver qq vaisselle pour "améliorer" le quotidien. Direction le grand centre commercial du coin...des magasins de fringues à tire larrigot mais pas un mug, ni bol tout simplement. Passons devant un magasin d'électroménager. Je finis par me dire qu'il y en a assez d'attendre toujours que les choses se fassent comme les indiens le décident pour nous et décide d'acheter un petit frigo en attendant la livraison de tout l'électroménager commandé par notre agent immobilier...
J'explique à un charmant vendeur ma situation avec mon anglais déplorable que j'en ai assez d'attendre tjrs ds ce pays. Il est 20h. Que je veux acheter ce mini frigo d'hotel et veux repartir avec. Non me dit il ... Livraison promise demain. .. J'insiste il refuse et demande si c'est lui le chef du magadin..il me répond que non. Encore un sujet qui va tomber à l'eau. Je finis pas tourner des talons direction  le rayon apple... Les enfants se mettent à rêver de mac book,  air, pro, et grd écran. Revient alors le vendeur avec son supérieur. On se met d'accord c'est ok. L'ambiance est drôle ...détendue. Il observe avec bcp d'admiration ma vieille swatch. Il me parle de sa copine, me montre sa photo m'explique ses origines, cinéma bollywwood tt ça...je ne comprends pas tout mais on s'amuse. on va enfin pouvoir repartir avec ...mais comment ?
Plus de livreur à l'heure de la presque fermeture pour ramener, le frigo et nous, à l'appart....Et puis ça se débloque... Il finit par me trouver un monsieur qui m'amène le frigo sur l'épaule jusqu'au point taxi. 10 dernières mn d'attente pour emballer le frigo ds papier bulles. Il nous amène un verre d'eau sur un plateau ds le magasin et je demande génée si c'est buen de la minérale avant de la boire....
Il ne s'agirait pas de tomber malades pour une histoire de frigo.

Hep taxi ! Parce que, ce que j'ai oublié d'écrire, c'est que notre chauffeur qui devait travailler pour nous tte la journée s'est improvisé une journée off pour cause de chute et bandage à la main. 
Bref ... j'en étais à "hep taxi !"
Notre gentil porteur charge tout ça sur la galerie du mini taxi sans sangle aucune. Flippons dessous pour qu'il arrive en état. La conduite indienne n'est pas réputée pour être souple ou fluide; nids de poules et dos d'âne font partie intégrante des trajets. Notre chauffeur qui ne parle qu'indien ne connait pas notre adresse. Mais ça se débrouille. Séraphin essaye de le maintenir ds la dernière montée. ... Yes !!!!!

Après les matelas, deuxième cadeau de noël de la semaine : le frigo. Qui a dit que la vie d'expat était fastoche ?!















vendredi, septembre 9

Installation

C'est un bien grand mot ... Hier décidons de regagner l'appartement car le vie à l'hotel est confortable mais du coup honéreuse. On nous assure que nos matelats seront livrés à 17h. Transbahutage de nos valises fait, arrivons en avance poyr le RDV après avoir passé 1 h 30 chez vodaphone pour  acheter une nouvelke puce et un nouveau num de tèl local. Je vous épargne le nombre de paperasseries à remplir, le nombre de cachets et signatures à apposer. Les photos d'identité faites à l'apn sur place en plein magasin devant tous les clients...
Trouvons the magasin où acheter les draps.  Allez ... Vous n'en croirez pas vos oreilles : livraisons des matelats à minuit.... Pipot grandiose du chauffeur...service de sécurité de l'immeuble qui refuse d'ouvrir au livreur car 22h passées et qu'il faut une autorisation spéciale fait par mail... J'explique à la gardienne que nous avons trois enfants qui attendent la livraison pour pouvoir se coucher. On nous met ds les mains d'un gardien qui refuse tte négociation ...rappelons pour la nièle fois notre agent immobilier pour qu'elle nous tire d'affaire. Et puis comme par magie, frédéric propose de transbahuter nous mêmes nis matelas du soussol au 46ème étage. ... Un des plus beaux cadeaux que nous ayons pu faire aux enfants qui commençaient à s'endormir à même le sol dans un appart pas franchement nettoyé comme ils avaient promis de le faire, forcément !

À oart cela rien d'autre dans l'appart. L'électroménager n'est pas livré ( le frigidaire manque bcp ds ce pays où un peu de fraîcheur est tjrs la bienvenue). Cela fait presque une semaine qu'il a été choisi. Pas de table ni chaise ni bureau encore.... Patience, patience ...








mardi, septembre 6

Lunch box et rentrée ...

Jour J  hier pour les enfants. 

Dormir à l'hotel (= à priori vacances !) et se lever aux aurores pour aller à l'école (= à priori pas vacances !).
1/2 h d'avance sur l'arrivée malgré les 10mn à se demander où était le chauffeur pour partir...cela fait partie du quotidien. 
Rien à voir avec les boîtes privées bien strictes où les enfants étaient scolarisés depuis la sixième. Ptte structure d'environ 200 élèves de la maternelle à la primaire avec jardin en fausse pelouse en guise de cour, terrasse et canapés en guise de salle de perm. Pas de sonnette ni de salle des profs ... Une gentille indienne Rita en sahri là pour accueillir les enfants, faire l'appel et s'amuser à les taquiner. Tout le monde se connait. Maxi ( et même grand maxi !) 10 élèves par classe. Pétronille est seule en terminale ... Face à face assuré avec ts ses professeurs ...pas le temps de rêvasser...son attention doit être au top pdt tout le cours. Elle commence sa journée en dévouvrant la philo. 
Des profs pas encore arrivés, d'autres élèves non plus pour cause de visa non reçus ... Tiens tiens ... Ça me dit qqchose ! Toujours est il que cela commence en douceur et ça n'est pas pour nous déplaire dans la tourmente qui nous habite !
Leur deuxième langue qui était l'allemand va être compliquée à gérer car pas de prof d'alld ... On continue ds les solutions à trouver ... Une de plus !

Et puis pas de cantine sur place comme presque partout ds le pays... Pas de magasin ouvert pour s'acheter un casse dalle avant de rentrer...Alors l'école propose de leur commander des pizzas. Aujourd'hui je prends les devants et demande à l'hotel de faire un duggy bag après le pett déj... Ici cela se fait et du coup c'est bien pratique... Un détail de plus résolu pour l'espace temps où nous serons à l'hôtel. Après nous passerons à la lunch box ! 

Je dois maintenant apprendre à me débrouiller tte seule pour aller d'un bout à l'autre de la ville. Pas encore de forfait local car hier jour férié pour les indiens donc tout fermé. L'appli whatsapp va me rendre bien service pour contacter le chauffeur...en espérant qu'il puisse réagir au quart de tour. En testant un peu hier je me rends compte malgré mon niveau d'anglais plutôt médiocre qu'il écrit phonétiquement.

Nous nous disions ce matin au lever, l'esprit encore au repos, que nous n'avions même pas eu la présence d'esprit de penser à notre petite maison d'amour restée en France, sans nous, dans laquelle un presque inconnu y commençait à y mener sa vie ...

Bonne journée !

















lundi, septembre 5

Par où commencer ?  

Une tornade dans nos esprits, un bouleversement total dans notre manière de voir la vie et de l'organiser.  On devait s'y attendre, on y avait songé sans en mesurer l'ampleur et c'est peut être mieux ainsi !  Rien n'est simple ici, en France nous vivons dans du coton !  Voilà la première constatation. Si j'énumère depuis trois petits jours que nous sommes ici toutes les complications que nous avons croisées, j'en remplierais déjà des pages entières ( voiture du chauffeur en panne, pas de banque donc pas d'argent, pas de ligne tel locale, jour férié aujourd'hui donc tout fermé, un driver dont nius avons besoin dès que nous avons un déplacement à faire qui écrit l'anglais en phonétique, un appart vide sans lit ni rien d'autre jusqu'à jeudi (date à laquelle nous devrions j'écris bien nous devrions, réceptionner nos matelas), des malles peut être même pas parties de Paris, des paperasseries à faire toujours et encore sans intéruption, ... L'hotel où nous crêchons est comme un nid presque organisé avec connection internet assurée, liens avec les milliers de choses à faire et c'est ce qui nous sauve ! Même si toute fois il est temps de regagner l'appart pour que les enfants se façonnent des repères bien à eux. 
Très peu d'indépendance dans tous nos mouvements...essayons de peser le pour et le contre dès qu'une décision est à prendre... Car ils ont parfois le don de vous mettre sous pression pour obtenir ce qu'ils attendent de vous en oubliant souvent que nous pouvons avoir un avis différent...

Pardon de ne penser qu'à nous et uniquement à tout ce qui tourne autour de notre nombril, la période d'adaptation nécessite beaucoup de concentration à tous points de vue...


samedi, septembre 3

Alleluia !

Comme quoi, tout arrive...

Tout était fin prêt pour partir vivre à Mumbai depuis le 6 juillet, date à laquelle nos devions partir aux USA pour les vacances puis enchaîner sur notre déménagement... Mais les autorités en avaient décidé autrement... 
Alors nous avons attendu, attendu, attendu ... 
En espérant pouvoir faire notre rentrée là bas : ...mais non ! 
S'est bâti alors tout naturellement une sorte de joli fil de prières/pensées où chacun des proches ou très proches y cousait ses doux messages et sous toutes les formes; un doux patchwork tellement attentionné à décripter chaque jour et il y en avait même le dimanche ! Moi qui en modeste catholique pratiquante ne m'étais jamais trop vouée à tel ou tel Saint protecteur, je découvrais chez certains, une autre manière de voir les choses. J'en faisais à la maisonnée un récit quotidien et chacun de nous s'en trouvais tellement touché. Voilà comment est né le secret de ce qui nous a aidé à patienter dans cette période qui ressemblait un peu à un chemin esquissé qui ne demandait qu'à être finalisé.  Moi qui ne suis absolument pas dotée de cette belle qualité qu'est la patience, j'ai fini par en grignotter qq miettes parcequ'il n'était point possible de me laisser aller à la tentation. Les enfants avaient besoin de sérénité pour déjà commencer à imaginer ce qui allait complètement bouleverser leur vie. Il ne fallait déjà pas commencer par noircir le tableau. Alors ...

Un grand Merci à chacun...


Hier, grand départ enfin...
Les trois coups ont été lancés. Que le spectacle commence ! 
La pièce s'écrira au fil des jours et de mon inspiration ici ou ailleurs, je ne sais pas trop encore.
Les pages du conte commencent sur le " il était une fois "...pour rester dans la tradition mais cela va sans dire, pour tous ceux qui me connaissent un peu, je pense tout de même prendre un chemin de traverse, forcément ! Je pense déjà notament à quelques épopées inédites dont le pays des indiens sans plume garde encore le secret...

Namasté !